Sénatrice Horner : "L'éducation, voilà l'enjeu et le sujet principal de cette campagne"
Le temps des primaires à sonner sa fin pour laisser place à l’élection présidentielle. Progressistes, conservateurs et autres partis ont choisi leurs candidats pour porter leurs idées pour notre pays devant nous, le peuple. Depuis le début de cette campagne présidentielle, je vois à la télévision des candidats parler de divers sujets comme l’immigration ou encore l’économie mais qu’une seule candidate semble avoir compris le principal problème de notre grand pays. L’éducation, voilà l’enjeu et le sujet principal de cette campagne. Sans une éducation de qualité et accessible à tout le monde, il est inutile de parler d’immigration ou bien d’économie comme le fait Monsieur Baker. Ceux qui font notre économie et son futur, ce sont nos jeunes qui sont aujourd’hui pour certains sur les bancs de l’université quand les plus pauvres sont en train de gâcher leur potentiel. Oui, je parle bien de gâchis. Avant de devenir politicienne, je n'étais pas l’héritière dynastique d’une fortune monumentale. J’étais une citoyenne fédérée comme les autres, avec un emploi et une famille aimante qui va encore s’agrandir. Lorsque j’étais enseignante, j’ai vu et ressenti la domination de l’argent sur la qualité de notre enseignement, le poids de l’argent sur l’avenir scolaire de certains enfants. J’ai vu des enfants plein de potentiel devoir renoncer à des études universitaires parce qu’aucune banque ne voulait leur prêter de l’argent. Des centaines, des milliers de destins brillent, réduit au silence pour l’éternité. L’argent, l’argent, l’argent, voilà notre préoccupation principale lorsque nous sommes enseignantes. Trouvez-vous cela normal ? Je ne le trouve pas. La mission principale d’une enseignante est d'enseigner, transmettre le savoir.
Nous ne pouvons plus continuer de laisser l’argent dominer l’éducation de nos enfants. Où est le rêve fédéré quand les “chanceux” qui ont accès à des études universitaires en sortent avec un compte en banque déficitaire de plusieurs milliers de thalers et donc une dette sur des années et des années ? Quelles sont les perspectives d’avenir ? Leur diplôme doit leur permettre de trouver un emploi avec lequel ils pourront acheter une maison et fonder une famille. La prochaine présidence devra tout mettre en œuvre, avec des moyens conséquents, pour refonder notre système éducatif et pour remettre en son centre l’humain et la transmission du savoir. Nous devons faire en sorte que le professeur soit devant ses élèves pour enseigner sans se soucier des finances de l’école. L'argent ne doit pas décider de l’avenir de nos enfants. Le premier pas d’un vaste plan de remise en place de ces valeurs au centre de notre système sera de supprimer les frais de scolarité dans l’ensemble des universités publiques de notre pays. Oui, je parle d’un premier pas car nous avons des montagnes à gravir dans ce domaine. Et pour les gravir, j’ai pleine confiance en Jenny Howard et Andrew Murphy ainsi que leur future administration. L’argent doit sortir de notre système pour faire place à l’humain. Sans cette condition nous n’arriverons jamais à donner réellement une chance à chaque enfant de notre pays de s’élever par le savoir et par le travail. Le rêve fédéré se meurt, réanimons le ensemble avec Jenny Howard et Andrew Murphy !