dim. 14 févr. 2021 18:28
MEETING DE PETE PAGE À L’UNIVERSITÉ DES
SCIENCES DE SALT FLATS CITY
Pour conclure sa campagne pour devenir Sénateur pour le compte de l’État de Rochester au Congrès, Pete avait fait le choix personnel d’intervenir au sein de l’Université de Rochester, dans le cadre d’un événement organisé par des jeunes mobilisés pour l’environnement dans l’aile des sciences. À Salt Flats City, ville réputée pour ses communautés religieuses et sa vie étudiante, l’enjeu était de réaffirmer une pression électorale sur la législature conservatrice actuelle - après les avoir séduit pendant les séquences de campagne précédentes. Après un moment, le candidat montait sur l’estrade avant de commencer son discours.
Pete Page : Bonsoir à toutes et à tous, merci de vous être déplacés jusqu’à ce magnifique amphithéâtre en plein-air ce soir ! De ce qu’on m’a dit, nous sommes aux alentours de 3000 aujourd’hui et ce temps pris sur vos révisions et activités chez vous, pour ceux qui nous regardent sur leur écrans, sera loin d’être perdu ! Je tiens également à remercier l’association “Une Planète” de l’Université de Rochester, qui m’a invité pour intervenir dans le cadre de leur “semaine de sensibilisation à l’écologie”. Voir une génération se lever pour son avenir est toujours agréable, nous sommes les pionniers mes chers amis. Maintenant, de quoi vais-je vous parler aujourd’hui ?
Et bien, mon intervention sera plus courte qu’à l’accoutumée car nous devons aussi écouter après moi un collège de scientifiques travaillant dans diverses institutions. Je souhaite devant vous développer une grande proposition que je pourrais porter en tant que Sénateur, dans une optique claire de décarbonisation de notre économie et donc de réduction de nos émissions de gaz à effet de serre ! Je vous présente, ce soir, le futur marché fédéré du carbone !
Les jeunes autour de Pete applaudissent quelques instants, avant de le laisser poursuivre.
Pete Page : Le marché fédéré du carbone, c’est quoi ? Et bien, ce sera bientôt le plus grand outil de la FEPA, notre agence fédérale de protection de l’environnement, pour guider notre économie vers des sources d’énergies et des consommations, des entreprises plus vertes. D’abord, un petit contexte. Aujourd’hui, nous le savons, la plus grande partie de nos émissions de gaz à effet de serre ne viennent pas des individus ou des petites entreprises mais bien de nos géants, qui pour réaliser leurs activités mobilisent des moyens énergétiques énormes et souvent issus de sources carbonées d’énergie. Nous savons aussi que notre pays repose encore en grande partie sur le pétrole et le charbon, deux énergies fossiles et dont l’usage libère des éléments extrêmement polluants, nocifs pour l’environnement et pour notre santé ! La pollution de l’air tue en Fédération-Unie !
Je souhaite que nous établissions, par l’incitation et les règles du marché, un marché fédéré du carbone. Aujourd’hui, ce danger n’est pris en compte dans aucune évaluation économique et sûrement pas dans le marché qui est pourtant le pilier de notre économie et de notre prospérité ! Ce marché du carbone, que nous mettrons en place à l’échelle fédérale, fera entrer cette externalité négative, en d’autres mot ce caractère nocif de nos activités actuellement pris en compte nul part ailleurs, dans le cadre d’un marché régi lui aussi par des règles de compétition et d’échanges libres ! Maintenant, je vais vous expliquer son fonctionnement.
Tout d’abord, nous devrons établir une liste d’entreprises concernées par le marché fédéré du carbone. De mon côté, je sélectionnerai toutes les entreprises de plus de 2000 salariés, ou de plus de 30 millions de thalers de chiffre d’affaires. Ensuite, à chacune de ces entreprises, nous confions des “permis de polluer” délivrés par la FEPA, un équivalent de monnaie ou d’obligation vis-à-vis de l’Agence. À la fin de chaque année, selon les émissions de chaque entreprises, celles qui manqueront de permis carbone devront payer en thalers une somme auprès de la FEPA qui l’investira immédiatement dans des projets liés à la transition écologique et à la compensation aux ménages face aux changements liés à la décarbonisation de notre économie. Cependant, chaque entreprise pourra échanger avec une ou plusieurs autres entreprises ces permis carbone pour s’assurer d’en avoir suffisamment afin de ne pas payer d’amende.
Mais alors, quels mécanismes pour inciter à la réduction si chacun peut “acheter” son droit à polluer ? Et bien, ce marché carbone possède des ressources finies en terme de permis carbone, les entreprises devront donc s’assurer de leur bonnes transactions mais aussi investir pour réduire leurs émissions afin d’en avoir moins besoin l’année d’après - et donc de réduire les sommes allouées aux échanges de permis carbone dans l’année et aux sommes devant être versées à la FEPA en fin d’année ! L’État fédéral, quant à lui, appliquera une “taxe carbone” sur ces échanges de permis carbone, très faible, pour la répartir auprès des États et leur permettre de lancer leurs programmes de transition écologique à leur échelle. Avec le temps, d’un côté la FEPA pourra réduire la quantité totale de permis carbone délivrée en début d’année auprès des entreprises, mais l’État fédéral pourra relever cette taxe carbone pour inciter les entreprises à diriger leur argent vers les investissement de décarbonisation et non d’échanges de permis carbone !
À terme, ce marché fédéré du carbone nous permettra d’atteindre de grands objectifs en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Nous pouvons clairement arriver à bâtir une Fédération-Unie zéro-carbone, si nous nous en donnons les moyens. Je vous remercie !
Pete descend alors rapidement de l’estrade, avant de discuter pendant la soirée avec les étudiants et étudiantes présentes à l’Amphithéâtre. Il reste quelques heures sur le site, avant de prendre par voie ferroviaire la direction de Sun Valley pour conclure sa campagne en beauté - avec Ron pour la Saint-Valentin.