
President Walter Gushman Address to the Nation
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Mes chers compatriotes, bonsoir.
Il y a quelques heures, sur les marches de notre Capitole, j'ai posé ma main sur les saintes écritures pour prêter le serment solennel de protéger et de défendre notre Constitution. En mars 245, j'avais prononcé ces mêmes mots dans le huis clos d'une crise institutionnelle sans précédent, guidé par le seul devoir de maintenir notre Nation debout. Ce soir, c'est forts de votre confiance renouvelée et souveraine que le Vice-Président Thorne et moi-même entamons ce nouveau mandat. Je vous remercie du fond du cœur pour cet immense honneur.
Cette journée de célébration de notre démocratie intervient pourtant dans un monde qui, au-delà de nos frontières, s'assombrit dangereusement.
Vous avez tous vu les images et lu les titres de la presse ces derniers mois. L'une des plus grandes nations de Phoécie, la République d'Ostaria, traverse une crise financière et politique dévastatrice. Des déficits abyssaux dissimulés pendant des années, une dette colossale qui menace d'engloutir l'épargne des travailleurs, et aujourd'hui, une onde de choc qui inquiète légitimement l'ensemble de ses partenaires internationaux.
C'est une tragédie pour le peuple ostarien. Mais c'est surtout un avertissement d'une clarté absolue pour la Fédération-Unie.
Ce naufrage n'est pas un accident. C'est l'aboutissement inévitable de décennies de laxisme et de politiques socialistes. C'est le prix à payer quand on fait croire à un peuple que l'État-providence est sans limite, que l'on peut dépenser l'argent que l'on ne possède pas, et que la rigueur est une option.
Mes chers compatriotes, souvenez-vous. Il y a vingt ans, en 228, notre propre nation a frôlé ce précipice idéologique. À l'époque, une administration progressiste Miller avait cru bon d'imposer des salaires artificiels, d'étouffer nos entreprises sous les contraintes et d'élargir la taille du gouvernement fédéral au nom d'un idéalisme aveugle. Si notre camp n'avait pas lutté avec acharnement pour restaurer la valeur du travail, la responsabilité budgétaire et la libre entreprise, la Fédération-Unie serait aujourd'hui dans la même situation d'agonie financière que ceux qui sombrent de l'autre côté de l'océan.
Ce mandat que vous venez de me confier a un but clair, faire en sorte que cela n'arrive jamais chez nous. Tant que je serai votre Président, je serai le gardien intraitable de notre prospérité, de nos banques, de nos entreprises, de vos épargnes.
Mais notre prospérité dépend aussi de notre sécurité. Dans ce contexte d'incertitude globale, la Fédération-Unie se dresse plus que jamais comme le bouclier du monde libre. Nos ennemis guettent la moindre de nos faiblesses, espérant que les crises économiques diviseront les démocraties. Que l'Unitstat du Borowen et sa clique fasciste, tout comme l'Union de Novgrad et sa horde communiste, l'entendent bien ce soir, l'Alliance Transadamantique ne cèdera pas un pouce de terrain. La Coalition des États Libres, que nous dirigeons avec nos partenaires indéfectibles, est et restera un rempart infranchissable face à la tyrannie, à l'autoritarisme et au chaos.
Pour réaffirmer cette unité de fer et coordonner notre réponse commune face aux défis économiques et sécuritaires de notre temps, j'accueillerai la semaine prochaine, ici même à St. Paul, un sommet extraordinaire réunissant les dirigeants de la Coalition des États Libres. Ensemble, nous démontrerons que la liberté, adossée à la rigueur, triomphe toujours.
Dans cet esprit, nous observons les choix souverains que s'apprête à faire la République d'Ostaria, dont la Présidente vient d'être réélue. Quelle que soit sa décision quant à son avenir. Nous soutiendrons les efforts de nos partenaires de l'Union Phoécienne pour maintenir la stabilité économique du continent, tout en restant ouverts à un dialogue bilatéral constructif avec Ostaria.
La Fédération-Unie est le roc du monde libre. Restons unis, restons forts, et restons fidèles aux valeurs de liberté et de responsabilité qui font la grandeur de cette Nation.
Que le Sort vous bénisse, et qu'il bénisse la Fédération-Unie. Bonne nuit à tous.



