sam. 5 juin 2021 20:07
Cassidie avait été élue dans la circonscription de la ville de Dayton. Elle était née dans cette ville, elle avait étudié dans cette ville. Après ces années de scolarité plutôt générale, elle avait fait le choix de s’orienter dans l'enseignement. Son but était de devenir professeure des écoles afin de transmettre son savoir aux enfants avec qui elle avait toujours eu un certain feeling. Elle fut donc ces études dans l’Université d'État de Rochester basée à Dayton. Elle y obtiendra finalement un master en enseignement et pû enseignée pendant 2 ans avec des enfants âgés de 7-8 ans. Son métier lui plaisait énormément et sa vie familiale ce portrait pour le mieux. Cassidie était une femme mariée depuis ses 25 ans et maman d’une jeune fille de 4 ans qui s’appellait Manon. C’est d'ailleurs à la suite de sa grossesse que Cassidie décide de se lancer dans la sphère politique afin de devenir représentante au congrès fédérale. Durant toute sa campagne elle mis en haut de ces préoccupations l’égalité des chances dans le système scolaire fédéré. En tant qu’enseignante et maman elle avait vu de nombreuses choses qu’elle ne supportait plus. Le soir des élections Cassidie était réunie avec sa famille et des amis dans un bar de la banlieue de Dayton afin de fêter sa victoire. Une fois élue, elle décide de rejoindre le camp socialiste du Parti Progressiste car c’était sans aucun doute celui qui représentait le mieux ses idées. Cassidie avait mis un point d’honneur à passer du temps dans sa circonscription auprès des jeunes notamment. C’est donc tout naturellement qu’aujourd’hui elle décide de rencontrer un petit groupe de 10 jeunes réunis après les cours pour échanger avec elle et pour poser leurs questions à la représentante.
Bonjour à tous les jeunes ! Vous allez bien ? Je vous remercie de vous être porté volontaire pour discuter et poser vos questions. Je ne sais pas si vous le savez mais j’ai été enseignante durant deux ans auprès de jeunes enfants et donc c’est vraiment quelque chose qui me tient à cœur que de me battre pour un système scolaire plus juste et qui permet de faire vivre aux jeunes le rêve fédéré. Mais bon je pense que vous n’avez pas envie de m’écouter raconter ma vie durant toute cette rencontre. Donc je vous propose de directement commencer les questions ! Qui veut commencer ? N’hésitez pas à demander tout ce que vous voulez, il n’y a pas de filtre à avoir.
John : Bonjour madame Horner, j’aimerais savoir pour vous quel serait le modèle scolaire idéal ? Merci !
Bonjour John, je te remercie pour ta question. Si je devais te décrire mon modèle scolaire idéal nous devrions y passer tout le temps que j’ai à vous accorder. Je vais donc essayer de t’en donner les principaux axes pour te répondre au mieux. Tout d’abord je voudrais faire en sorte que le système scolaire fédéré permettent de mettre en application un principe essentiel, celui de l’égalité des chances. Mais pour le mettre en place il faut mettre en place des outils. Le tout premier outil que je souhaite mettre en place est celui de l’anonymat dans les candidatures à l’université. Cela est une chose simple et facile à mettre en place. Lorsque le jury d’admission d’une université va sélectionner les candidats ils n’auront pas accès à l’identité de la personne mais un numéro. Le but de cette mesure est de faire reculer les discriminations aussi bien raciales que sexistes et de ne plus mettre l’accent sur les réseaux de connaissance de papa et maman mais uniquement sur les résultats scolaires et les qualités sociales. Ceci est une mesure parmi beaucoup d'autres mais c’est celle qui m’a semblé la plus adaptée pour te permettre de te faire une idée de mon système scolaire fédéré idéal. Une égalité entre chaque élève afin de placer le mérite et le travail au-dessus des relations et de l’argent. J’espère avoir répondu à ta question !
Michelle : Bonjour Madame, je voudrais savoir ce que vous comptez faire pour permettre aux personnes comme moi qui n’ont pas les moyens de payer des frais de scolarité en université alors que j’en aurais les capacités ?
Bonjour Michelle, je te remercie pour ta question ! Lors de ma réponse précédente j’ai parlé de l’anonymat dans les candidatures pour les universités mais il est vrai que le principal frein à l’accès aux études universitaires est celui du financement des frais de scolarité. J’ai eu la chance de grandir dans une famille issue de la classe moyenne qui a réussi à mettre de l’argent de côté pour payer mes études. Seulement comme tu l’as justement dit, il y encore trop de jeunes qui ne peuvent pas aller à l' université uniquement pour des raisons financières. Nous sommes le pays du rêve Fédéré et on nous dit chaque jour que grâce à ce rêve nous pouvons commencer d’en bas et finir en haut. Mais comment atteindre le sommet quand le système scolaire Fédéré ne permet pas de mettre en application les valeurs de rêve ? C’est pour cela que je voudrais mettre en place un système de bourse d’études au niveau fédéral basé sur vos résultats d’examens finaux. Cela veut donc dire que plus vos résultats lors des examens finaux sont bons et plus le montant de votre bourse sera élevé. Mon objectif est de rétablir un système scolaire basé sur les valeurs du mérite et du travail et non pas sur les valeurs de l’argent et du pistonnage. J’espère avoir pu répondre à ta question Michelle.
Peter : Bonjour Madame Horner, les prochaines élections arrivent et je voudrais savoir ce que vous feriez en premier au congrès si vous êtes réélue ?
Bonjour Peter, je te remercie pour cette très bonne question ! Je ne sais pas si vous avez suivi l'actualité politique ces derniers temps. Je ne vous en veux pas, à votre âge je pensais bien plus à faire la fête plutôt qu'à regarder ces vieux croutons dans une assemblée. Mais aujourd’hui, le vieux crouton c’est moi… Pour en revenir à ta question la première chose que je ferais voter par le congrès serait l’annulation immédiate de la réforme sur l’euthanasie et déléguer ce sujet de société aux États. Et une fois cela fait, mon plus grand chantier serait celui de l’accès aux études supérieures. Je ne pense pas avoir besoin de vous l'apprendre mais nous savons qu’aujourd’hui de très nombreux jeunes talentueux n’ont pas accès aux études supérieures par simple souci financier. Chaque année, nous laissons des talents sur le bord de la route. Nous, la première puissance mondiale, faisons cela. Quelle nation est encore trop bête pour laisser des personnes qui font et qui feront notre grandeur sur le bord de la route ? Ce sont les scientifiques, les enseignants, les médecins, les forces de l'ordre de demain. Mais outre cette volonté de nous permettre de garder notre place de première puissance mondial, je veux également mettre en avant un principe fondamental qui est censé représenter notre système scolaire, celui de l’égalité. J’ai pu le constater avec les 2 premières questions. Notre système n’est pas ce qu’il doit-être et en tant qu’ancienne enseignante je le déplore chaque jour. Donc ma première mesure une fois au capitole serait de proposer une très large réforme de l’accession aux études supérieurs suivie d’une autre réforme concernant les lycées, les collèges et les écoles primaires. J’espère avoir répondu à ta question Peter.
Sammie : Bonjour Madame, mon père est atteint du diabète et ne peut plus travailler et donc il n’a pas les moyens de se payer l’insuline dont il a besoin malgré mon travail en parallèle de mes cours. Que proposez-vous pour lui permettre de retourner au travail et d’être en pleine santé ?
Merci beaucoup Sammie, c’est une question qui est très importante et aborde un sujet que je voulais sincèrement aborder avec vous durant cette rencontre. Mais avant de te répondre, je voudrais te féliciter de ton courage. Ton père et toute ta famille peuvent être très fiers de toi et de ton dévouement. Cependant, j’en suis attristée… Je suis triste d’entendre de plus en plus d’histoires similaires aux tiennes à travers tout le pays. Il n’est pas normal que des jeunes comme toi travaillent en plus de leur cours pour subvenir aux besoins de leurs familles. C’est pourquoi, je voudrais avec mes collègues au congrès, établir les bases législatives d’une assurance maladie universelle. Une assurance maladie universelle qui prendrait en charge tous les traitements des Fédérés atteint d’une maladie telle que le diabète. Cela est pour moi un enjeu social tout d’abord car nous ne pouvons plus accepter dans notre monde et surtout pas dans la première puissance mondiale que des gens comme ton père ne puissent pas avoir accès aux soins dont il a besoin car il n’a pas assez d’argent. Ton père subit les conséquences de sa maladie et la société, l’État, lui tourne le dos. Alors face à ceux qui lui tourne le dos, moi je veux lui tendre la main pour lui donner l’espoir de retourner au travail et de retrouver une vie de famille heureuse à tes côtés. Je parlais d’enjeu social mais je peux également parler d’enjeu sanitaire. En cas d’épidémie comment l’État pourrait agir efficacement contre la maladie si ces citoyens n’ont pas les moyens de se soigner ? Alors la mise en place d’une assurance maladie universelle sera l’un de mes sujets principaux durant mon second mandat de représentante de notre belle État.
Malheureusement cette rencontre est déjà terminée, j’ai été très heureuse de tous vous rencontrer et de répondre à vos questions. Les élections qui arrivent seront le moyen pour vous de voter pour vos idées, pour un avenir meilleur et pour un pays plus fraternel. Nous ne pouvons plus accepter qu’un gouvernement ou qu’un représentant impose sa vision au reste du pays. Il est temps de faire élire des représentants issus de la société civile et qui saura donc répondre à ces enjeux. Pendant mon premier mandat j’ai passé chacune de mes journées à voter, à débattre et à proposer des solutions pour faire avancer le pays sur le chemin du progrès. Il reste tant de choses à faire mais pour cela, j’ai besoin de vous, j’ai besoin de votre mobilisation.
Une fois son discours de conclusion fait, Cassidie ira saluer les jeunes et faire quelques photos avec eux. Après cela, elle quitte les lieux afin de retourner chez elle. Son but était de toucher les jeunes et d’être le plus possible au contact d’eux car ce sont les adultes de demain et qui seront donc responsable d’assurer l’avenir de notre pays. Cette rencontre avait également été l’occasion de lancer la campagne pour le congrès du côté des Progressistes. Elle espérait avoir réussi cette première action de communication.
Ancienne Gouverneure de Rochester
Ancienne Secrétaire aux Affaires Sociales
Ancienne Sénatrice pour l'État de Rochester
Ancienne Représentante pour l'État de Rochester