dim. 5 juil. 2020 22:40
James était de passage dans l'Etat de son oncle Jasper et il l'avait invité à venir faire un meeting en sa compagnie. Généralement les vieilles personnes ça fait pleurer dans les chaumières et ça c'était un bon point pour James. En plus Jasper avait recueilli 45,62% des voix aux dernières gouvernatoriales, et James espérait attirer ainsi les lumières et les bulletins en s'affichant comme l'héritier du Prof. L'idée de ce discours était de galvaniser les foules par les sentiments et presque uniquement les sentiments. S'il avait fallu parler du programme celui de James ressemblait beaucoup à celui de Page. Les seules différences notables auraient dû faire l'objet de longues explications aux multiples facteurs pour faire comprendre l'impact tendanciel et conjoncturel qu'aurait avoir une mesurette plutôt qu'une autre. Ç'aurait été long, fastidieux et incompris. Folle la foule qui juge selon les talents oratoires et non la compétence, celui qui deviendra son maître ; mais hélas, fédérée la foule qui est celle-là.
Il monta sur scène calmement avec son aïeul puis ils s'avancèrent sous les nuées d'applaudissements qui obombraient d'un voile sourd, le silence habituel de la salle, comme un vol d'oiseaux en ciel d'été obscurcirait les campagnes vertes ; à la différence cependant que si quelques uns y tirassent un coup de fusil, la seule chose qu'ils obtinssent, fut un emprisonnement immédiat plutôt qu'un bon repas.
Ils saluèrent la populace qui leur faisait droitement face, leur deux corps liés par la main faisait force impressions et une impression de force commune. Leur ombre était plus grande qu'à l'ordinaire sous les effets de l'aura qui se dégageait de leur posture, et des effets de lumière ; cette ombre qui était le manteau de leur coopération et de l'avenir dont se recouvrirait peut-être demain leur pays, ce manteau dont la blanchisserie du coin aurait bien du mal à laver. Mais trêve de pataphores, ils s'avançaient, Jasper commencerait à parler incessamment, et il me serait navrant de manquer une partie du discours qui par la même occasion n'aurait pu être transcrit -ce qui serait immensément dommageable à la campagne de ce pauvre bougre de James Callahan.
Jasper s'avança tandis que James s'assis un peu en retrait.
Bonjour Rochester ! Mes chers amis !
Nous avons eu tant de fois l'occasion de nous voir, de nous revoir et de discuter ; j'ai eu tant de plaisir à vous expliquer des concepts et théories économiques, médiatiques ou politiques, j'ai eu tant de joie à m'investir pour la politique de notre Etat en essayant tant bien que mal de sauver Rochester des erreurs dogmatiques des conservateurs, j'ai eu tant de bonheurs passés devant vous et en lisant ou écoutant vos retours, j'ai eu tant de sourires grâce à vous que c'en est une joie presque incommensurable que de vous voir devant moi, aujourd'hui encore pour soutenir mon neveu dans la course aux présidentielles.....enfin aux primaires d'abord... mais je n'ai aucun doute que grâce à vos efforts, mes chers amis, il puisse arriver aux présidentielles puis aux commandes de notre pays pour le plus grand bien de celui-ci.
Vous le savez, chez les Callahan, nous sommes progressistes depuis que l'on a pu penser le progrès raisonnablement. Nous avons toujours eu à coeur de ce que ce progressisme soit scientifique et non utopique pour que son application ait de sincères et réelles conséquences sur nos vies à tous. Nous sommes plutôt des gens du peuple et je suis heureux de savoir que demain peut-être, nous pourrons vivre, entreprendre et réussir décemment et également sans soucis de ce qu'on est, d'où l'on vient ou de ce que l'on a pu faire et méfaire par le passé.
Vous savez et connaissez également le plus grand mal que j'ai à entendre nos politiciens actuels en cela, qu'ils restent systématiquement coincés au sein d'une même idéologie et bien souvent d'un raisonnement qui est aux autres semblables. Ayant été professeur de mathématiques durant quelques années, j'avais une horreur c'était d'entendre tout et n'importe quoi sur certaines équations. 2 + 2 = 5 m'a toujours fait mal aux oreilles et vous aussi, sans doute. Mais en politique, c'est tout le contraire. J'en ai des acouphènes de n'entendre jamais tout et n'importe quoi, de n'entendre toujours que le pire et le pire ; c'est à dire toujours la même rengaine et les mêmes tambouilles servies aux mêmes sauces. Mais cela va changer. De plus en plus d'hommes et de femmes de conviction font entendre leur voix, une voix dissonante qui nous rappelle que nous sommes en démocratie et que toutes les opinions gagnent à être dites.
Il est fini et bien fini le temps de la parole unique du libéralisme décomplexé qui se veut être la seule alternative au monstre qu'il a engendré, à la bête économique déchaînée par l'Etat dont le seul credo autorisé était la dérégulation, au nom d'un anticommunisme qui ne devait avoir lieu. Au nom d'une néo-classicisme qui imposait que toute mesure sociale, que tout pas vers le planisme devait être un bond vers la dictature ; mettant une chape de plomb à toute alternative réelle. Cette chape, la voici ôtée et je ne suis pas peu fier de dire que c'est en partie grâce à mon neveu, pour lequel, j'ai bon espoir, que vous saurez nombreux à déposer un bulletin en son nom lors des primaires puis des présidentielles.
Un nouveau vent pourra souffler sur nos plaines et faire tourner les pales du moulin national, pour peu que vous fassiez les bons choix et je suis convaincu que vous saurez les faire, car chacun d'entre nous possède les capacités intellectuelles minimales pour comprendre ses intérêts communs, et les défendre ! Je vais maintenant laisser la parole à mon neveu, je ne suis pas là ce soir pour vous faire une grande conférence sur l'accumulation capitaliste pré-industrielle, bien que je l'aurais apprécié.
James Callahan, s'étant levé, remercia son oncle avant qu'il n'aille s'asseoir un peu en retrait et que les positions ne s'inversent.
Je remercie évidemment mon oncle d'avoir su si bien parler comme à son habitude et avoir peut-être redonné l'espoir qui manquait aux fédérés et qui manque dans chaque discours d'homme trop jeune, sans doute. Oui, depuis des lustres les choses semblaient figées dans un monde immobile où crier toute sa haine, toute sa volonté et toute la vérité ressemblait à se taire. Oui, depuis ces temps-là, les porteurs de lumière se sont substitués, mais plutôt qu'un manteau de silence ou de mépris, on leur jette désormais aux épaules, le manteau de l'opportunité. On ne leur dit plus qu'ils sont marginaux, fous, utopistes, on leur donne à parler, on leur donne des tribunes et partout les masses toujours en courants plus épais vont au front de ces idées qui se sont libérées d'un carcan invisible et qui se diffusent à chaque instant pour toucher le coeur et l'esprit de citoyens toujours plus nombreux. dit-il en collant son index et son pouce de la main droite, pour donner plus de poids à son propos.
J'ai à coeur de porter un combat, qui me dépasse complètement. Car ce n'est pas le combat de James Callahan, l'homme providentiel, descendu du ciel sur ses chevaux ailés et dans son beau costume, c'est le combat de toute une génération qui en a marre que son éducation soit jugée selon ses coûts et non selon ses profits ; d'une génération qui ne peut plus supporter que l'on puisse toujours rechigner à la dépense sans jamais oser voir les conséquences de ses investissements, sauf quand il s'agit de profit ; d'une génération qui n'a de cesse de remettre en cause les calculs mesquins auxquels des classes politiques traditionnelles s'exécutent en faisant du gouvernement, un conseil d'administration, toute politique, une gestion en pertes et profits et la vie de nos concitoyens, un simple champs de consommateurs. La société consumériste ne nous satisfait plus, et tout progressiste doit vouloir s'en émanciper. Cela passe par la remise en cause sévère et intransigeante des leçons de gouvernance qui sont professées depuis de trop longues et interminables années. Je vous le dis, il faut cesser ces manières. L'Etat doit redevenir le seul organe socialiste de notre pays, c'est à dire, la seule institution qui se fixe des objectifs selon une planification et non selon des profits. Que chaque jeune de 3 à 16 ans reçoive une éducation républicaine digne de ce nom, ce n'est pas une offre proposée sur un étalage, ce n'est pas un produit suremballé qu'on trouve en rayon, c'est une mission de l'Etat qu'il doit réaliser quoi qu'il en coûte rajouta t-il tout en collant ses dix doigts pour permettre à son argumentaire de gagner en sérieux.
Je tiens à rajouter avant d'aller plus loin sur la question éducative, que je ne vais pas faire une dissertation dialectique pour voir la thèse de mes adversaires, apporter une antithèse et démontrer en quoi découle la synthèse que je propose. Je ne suis Madame Powell, je ne pense pas que ce soit pertinent de dire en quoi le programme de Page, par exemple, est défaillant sur tel ou tel point, je considère que chaque candidat doit développer son programme et que les électeurs choisiront et trancheront en conséquent, et non que chacun doit critiquer l'autre. La réactance vous fera chacun émettre suffisamment à nos propos pour que nous nous épargnons de nous lancer des petites piques chacun son tour. C'est une primaire et non la foire à la saucisse. Bien, maintenant reparlons du système éducatif. Il ne vous aura pas échappé que notre régime d'éducation est imparfait, que nous ne sommes pas les citoyens les plus également formés et éduqués du monde. La raison en est bien simple, presque simpliste, c'est qu'on a fait de l'école, une entreprise. Ce qui est inacceptable. De même que la concurrence entre chômeurs et employeurs est injuste car tous les chômeurs ne partent pas du même niveau, la concurrence et la compétition entre élèves et établissements est également plus injuste. De fait, par le développement de l'enseignement privé et la non-limitation des prix, il s'est passé une polarisation des écoles entre hauts niveaux coûteux et bas niveaux disponibles à toutes les bourses. Or c'est bien entendu le niveau d'éducation qui va avoir une place prépondérante pour ne pas dire déterminante sur la vie et les opportunités de la jeunesse. Un enfant qui vient des cités délabrées n'a aucune chance de réussir comme pourrait réussir celui qui vient de la meilleure école d'une capitale d'Etat. Je souhaite donc rétablir la justice pour que chaque enfant puisse grandir et être élevé en dehors et au dessus des soucis économiques de sa famille. Ce ne sont pas aux enfants de personnes privées d'emploi ou de revenus que doit revenir la tâche de supporter cette défaveur. L'Etat fédéral doit être là pour favoriser la jeunesse et il faut que ses efforts mènent à l'égalité entre tous les enfants. La jeunesse, cette période d'innocence et d'incapacité à l'autonomie, est le berceau du caractère et si nous voulons que notre jeunesse grandisse avec les valeurs de liberté et de justice, il faut encore qu'elle les ait connu et côtoyé durant toute son éducation et sa formation poursuit il, en levant sa main droite, ouverte, aux rythmes des intonations ascendantes pour provoquer sur son physique une asymétrie dont l'agencement donnait une impression de mouvement vers l'avant et de conquête, à quelque moment que ce soit qu'on le prît en photo ou qu'on le regardât.
C'est bien beau de dire ces belles choses, me direz-vous, mais que faire ? Oui, je vous réponds, c'est joliment dit et je ne donne pas de solutions. C'est maintenant qu'il faut le faire. Parmi les solutions que nous connaissons, il faut que je vous prévienne, il n'y en a pas une seule qui permette de faire plus de profits, qui permette de faire son miel sur le dos des élèves. Toute solution qui permet à la jeunesse de s'éduquer plus largement et de civiliser massivement doit se faire aux dépens d'une rentabilité immédiate et de source d'exploitation. Car il faut penser la jeunesse et son éducation comme un modèle général pour notre société, un investissement à long terme pour l'amélioration concrète de notre pays dans les années à venir. C'est en cela que notre éducation doit être de plus en plus soumise aux interventions de l'Etat. Que ce soit pour permettre une rentabilité annuelle des établissements privés ou mettre en place des établissements publics non-rentables, il faut que l'Etat combatte la marchandisation de l'éducation car cette marchandisation va à l'encontre du développement social. Personnellement, je suis largement plus favorable au développement d'un système concurrentiel spécifique à l'éducation et planifié. En somme, ce sera l'objectif de quantité puis de qualité qui sera exigé. D'abord, on éduque tout le monde et ensuite on veille à ce que chacun reçoive une éducation de qualité. Il faut cesser de laisser sur le côté des élèves moins bons. Il faut permettre à chacun de participer à sa formation et donc interdire la sélection. L'Etat devra s'investir pour ouvrir des classes, pour permettre à des établissements de s'agrandir et de se démocratiser. C'est un effort commun auquel tout le monde devra participer, comme nous avons su par le passé fournir un effort commun pour combattre et rompre les liens de servitude, comme nous avons su fournir un effort commun pour nus protéger de la dépendance et par le travail massif nous prémunir du besoin en étant les artisans de notre propre autonomie, et indépendance alimentaire, industrielle, économique et politique, à la différence que cet effort commun sera plus doux. Nous ne luttons plus pour notre survie mais simplement pour le perfectionnement de nos conditions de vie ; il n'y aura nullement besoin de faire deux fois plus de travail, d'inventer plus que jamais nous n'avons inventé. Par rapport à nos grands combats passés, celui-ci pourra paraître bien pâle mais il sera nécessaire si nous voulons passer au cap suivant. Cette étape prochaine nécessitera l'éducation nouvelle de toute notre jeunesse qui devra être éduquée mieux qu'auparavant, aux questions des inégalités, des injustices, de la lutte contre l'armement de la population, de la protection de l'environnement et chaque élève devra être autant de graine appeler à germer et s'épanouir en quelques années, en parfaite autonomie. Chaque élève doit être élevé en frère avec ses camarades et ensemble ou séparément, chacun doit pouvoir être doté de suffisamment d'intelligence et d'autonomie pour élaborer et défendre les solutions de demain. Le problème s'étend au de-là du cadre scolaire et empiète sur les universités qui sont autant de forteresses de l'endettement et de l'inégalité. La première usine à inégalités quand vous commencez votre vie, c'est l'université et cela n'est pas juste. Si nous voulons que les gens aient le sentiment de vivre dans un pays juste, dans un pays libre et sécurisé, si nous voulons qu'un jour le fait de s'armer et d'armer chacun de nos concitoyens ne soit plus perçu comme le moyen de se défendre mais comme une prévision inutile, une prudence superfétatoire contre un risque inexistant, alors il faut profondément changer les fondements sociaux du pays. Et pour que ces fondements changent, il faut changer le comportement profond des citoyens et cela ne peut se faire qu'en adoucissant la jeunesse qui est la forge du caractère.
Essayez pour voir, d'élever un enfant dans une famille violente, pauvre, où le père alcoolique bat sa femme, les résultats de l'enfant dégringoleront, il sera en proie à des excès de violence, à des troubles psychologiques et à des troubles du développement. Désormais, élevez le même enfant dans un cadre familial sain, égalitaire, qui n'a pas de soucis à se faire quant à son avenir, où il est encouragé dans ses études plutôt que déprécier parce qu'il n'est pas dans la meilleure école de la ville, alors là, vous aurez la jeunesse qui se passera des armes pour se défendre, qui ne détruira plus son environnement pour subvenir à des besoins faux, qui à force d'intelligence sociale et collective saura mettre en oeuvre une concurrence juste, pure et parfaite.
Certains diront que je suis utopiste. Il est vrai que j'ai foi en notre pays, que je crois en notre jeunesse et que j'ai espoir en notre avenir. C'est cet espoir qui est porté par des foules entières, qui me dépassent, qui me pousse et qui vous pousse à penser l'avenir autrement, à le penser meilleur, à le penser mieux. Quoi toujours ce seraient, par atroces marchés, d'une direction libérale incessante que se fonde la nation ? Quoi, toujours serait rejetée, toute alternative, et mise au ban de la république ? Non ! Un espoir se lève et rien ne saura l'arrêter. Le premier pas que nous ferons fera trembler d'effroi face au renouveau, les forces froides et faibles qui froissaient ce en quoi nous avions foi, pour mieux s'y accrocher, comme une moule à son rocher. Ce premier pas, ce sera la nouvelle éducation qui profitera à toutes et à tous. Et les pas suivants découleront de la jeunesse nouvelle qui en saura émerger et qui saura gré de nos idéaux et les portera avec elle jusqu'aux plus hautes instances. Si demain, nous ne gagnons pas, ce ne sera que partie remise.
Je ne suis pas fataliste, je crois que nous pouvons encore nous tromper même si les conséquences fatales et funestes en seraient dramatiques, à chaque erreur, ce sont des morts supplémentaires, des enfants battus, des exclus de la société qui n'ont plus que leurs yeux pour pleurer la liberté qui leur est ôtée et le couteau pour guet-appenser le premier venant et survivre dans un pays qui ne le reconnaît plus. Je sais le prix de la faute, le prix du détournement, du mésusage du scrutin, mais je crois profondément qu'aujourd'hui, vous avez l'occasion et nous avons l'occasion de changer la donne. De faire ce que jamais auparavant, nul n'avait osé faire. Remettre en cause et redéfinir les cadres de notre société par une force tranquille, complaisante qui ne froissera ni les plus riches, ni les plus pauvres. Qui agira enfin dans l'intérêt commun en se détournant de cette vision subjective qui consiste seulement à voir le monde selon les intérêts des patrons ou des plus pauvres travailleurs.
Nous devons mener une lutte pour notre nation et son intérêt supérieur afin de ne plus souffrir de la violence, de l'inégalité et la concurrence fausse. La liberté, nous la voulons tous mais quand les conditions d'application de cette liberté vont contre l'exécution de la méritocratie, contre l'égalité des chances et l'égalité des opportunités, lorsqu'en fait, c'est l'héritage la première cause de réussite et d'échec social, alors nous avons le devoir de mener cette lutte jusqu'à ce que les choses aient changé et que les principes fondamentaux qui forment notre Constitution soient respectés et que tous les outillages superficiels de son application partielle soient abandonnés. Les libertés relatives à l'armement citoyens en font partie, quand nous aurons réussi à faire battre de fait, le coeur de notre République, de sa liberté et de sa justice, cette parure, ce collier d'apparat tombera en désuétude et il n'y aura pas un citoyen qui ne trouvera l'arme nécessaire ou utile. C'est ça le progrès, abandonner continuellement les vieux grigris du passé et les artefacts qui autrefois fonctionnaient mais qui dans la société moderne n'ont plus de superbe, ni d'efficacité.
Je suis résolument progressiste et le projet que nous portons tous ensemble l'est aussi. Je ne suis pas scientifique mais mon socialisme l'est, tout comme mon progressisme et mon approche pragmatique du compromis, cela prouve son application et l'efficacité de notre volonté, une volonté réaliste et nécessaire.
Vive la République ! Vive la Fédération Unie ! Vive Rochester ! dit-il en quittant la scène, tout en saluant les masses laborieuses venues le voir. Vous connaissez la suite.