dim. 21 nov. 2021 17:03
McLander était l'outsider, et il le savait. Face a Solwell, président du comité national libertarien et candidat à la précédente élection, il devait redoubler d'efforts. Pour dynamiser sa campagne, il a décider de se rendre au Lewiston Area Convention Center, dans l'Etat du Richmond.
Il est accueilli sous les applaudissement de ses supporters, qui sont parfois venus de loin pour le soutenir.
McLander : Mes chers amis, merci pour votre accueil ! Je suis honoré de voir que tant de monde s'est déplacé pour venir assister a ce discours. Aujourd'hui, j'aimerais vous parler de liberté. C'est cette valeur qui m'a poussé à m'engager, cette valeur pour laquelle je me bas chaque jour de ma vie, et c'est cette valeur que les partis de gouvernement aiment bafouer.
Hier soir, la présidente Howard inaugurait le plan BUILD. Il illustre la passion de madame Howard pour un interventionnisme qui la rapproche chaque jour un peu plus du communisme. Il n'y a rien à attendre des progressistes, et je n'en ai jamais rien attendu. En revanche, les conservateurs m'ont profondément déçus. Ils se sont massivement mobilisés en faveur de ce projet de loi, et je note que rare sont ceux parmi les membres de la conférence libertarienne à s'y être opposé. Ont-ils oublier que toute intervention de l’État sur le marché est à la fois vaine et stérile ? Ont-ils été convaincu par la capacité de l'administration Howard a dépenser des sommes vertigineuses pour des causes inutiles ? Ce sont-ils converti à la doxa anti-marché et anti-libertés ?
Des supporters de McLander commencent a huer les représentants libertariens ayant votés pour le plan d'infrastructures
Non, non, mes amis. Nous ne huerons personne ce soir. Nous méprisons les progressistes et les conservateurs pour leur volonté farouche de bafouer toutes nos libertés avec des lois inutiles et absurdes, mais jamais nous les huerons !
Des applaudissements se font entendre.
Les seuls à la chambre qui ont vraiment pris la peine de s'opposer à cette loi, ce sont les représentants de la conférence du Second Amendement. Ils sont les seuls attachés à nos libertés.
Cela m'amène a évoquer une autre loi, la loi la plus scandaleuse qu'il m'est été donné de voir : le Gun Regulation Act. Je vous demanderai de ne pas le huer, bien malgré le fait que je comprend que l'envie ne vous en manque pas.
Je ne poserai qu'une question aux représentants favorables à ce texte : n'avez vous pas honte ? Ne vous sentez vous pas coupable de restreindre les libertés et les droits les sacrés de nos concitoyens ?
L'évocation des abus récents commis par l'administration Howard et le Congrès n'avait qu'un seul but : amener ceux d'entre nous qui sont attachés au marché et aux quelques libertés que les gouvernants nous concèdent encore à réfléchir. Peut on vraiment voter pour des partis ayant entériné la mort des libertés publiques. Je vous le dis, la réponse est non.
Mais que faire alors ? Vous avez déjà une partie de la réponse. S'écarter des partis traditionnels, et chercher du côté de l'alternative libertarienne. Je considérerai avoir remporter une énorme victoire si vous sortiez d'ici convaincu de considérer avec plus d'attention l'offre politique des libertariens.
Bien sûr, nous sommes dans un processus de primaires internes, et je serais un menteur si je disais ne pas vouloir être élu. Je pense d'ailleurs être le mieux placé. Malgré tout le respect que j'ai pour madame Harys, je pense qu'elle ne sera pas élue. Madame Lans n'a ni le charisme, ni l'expérience pour briguer la présidence de la Fédération-Unie. Solwell apparaît d'emblée comme mon rival. Mais il se repose sur ses lauriers : il ne propose rien ou presque, ne prend le temps de ne faire ni rencontres publiques ni meeting de campagne. Tout semble se passer comme s'il pensait avoir déjà gagné. Je le met en garde : ne pas proposer de programme ne fera pas de lui quelqu'un de crédible pour les présidentielles. Je lui reconnaît néanmoins le statut de défenseur des libertés naturelles et publiques, je reconnaît ce statut a mes trois rivaux !
Je leur souhaite par ailleurs bonne chance !
Applaudissement nourris
Qu'est ce qui me distingue d'eux ? D'abord, mon attachement inconditionnel à la liberté de porter des armes. Je l'ai déjà proposé, je le repropose ce soir, si je suis élu président, alors je ferais en sorte de supprimer le gun registration act.
Il y a ensuite, et bien sûr, mon attachement a l'entreprise. Chacun d'entre nous peut se lancer, et s'élever dans la société via entrepreneuriat. Je propose d'ailleurs que l'Etat cesse toute intervention dans la sphère économique, et imagine un amendement de la Constitution interdisant l'intervention étatique.
Mais je veux aller plus loin, sur plus de sujets. L'Etat a des domaines régaliens, des domaines dans lesquels sont intervention sont nécessaire et légitime. Je vais faire ici une proposition peu orthodoxe : plaçons dans ces domaines la défense de l'environnement. Suis-je en train d'entamer une conversion vers le progressisme ? Dieu m'en préserve ! Je ne fais que proposer le fait que l'Etat doit pouvoir intervenir à la marge, et uniquement en cas de nécessité extrême. Pas d'intervention inutile, néfaste ou superflue. Je sens que certains se sentent flouer, trahi. Mais je me permet de vous rappeler une chose : sans environnement, pas de liberté. Dites de moi que je suis un progressiste qui ne s'assume pas si ça vous amuse, mais retenez que j'ai à cœur de protéger l'environnement.
J'ai aussi a cœur la défense d'un modèle de société, fondé sur la famille, le travail, le respect. Certains, notamment chez les progressistes, me traiteraient de réactionnaire pour avoir fait une telle proposition. Rassurez vous, je ne suis pas non plus en train d'entamer une conversion au conservatisme. Je ne cherche pas à annihiler les droits des minorités, loin de là. La famille doit être comprise au sens large. Je me permet donc de faire une troisième proposition : constitutionnalisons le droit des minorités à avoir une familles. Laissons les gens libres de faire ce qu'ils veulent de leur corps, d'avoir des enfants s'ils le souhaitent, et démontrons du même coup que les lois peuvent garantir les droits et libertés, au lieu de les attaquer.
Que faut il retenir de ces propositions ? Elles portent en elles l'esprit du libertarianisme : défense absolue du marché et défense des droits des individus à faire ce qu'ils veulent de leurs corps. J'ajoute à cela, et c'est ce qui me démarque de mes concurrents, la protection de l'environnement.
Cet esprit du libertarianisme, je suis résolu a le porter jusqu'au bout, envers et contre tout. C'est pour cela que vous devez, nous devons, nous mobiliser partout dans notre beau pays pour le porter. Pour porter une parole différentes, une parole dissonantes, une parle presque dissidente, une parole qui recherche la liberté pour tous. Vive les libertés, et vive la Fédération-Unie !
Nombreux applaudissements. McLander quitte l'estrade.