jeu. 13 août 2020 23:15
Discours sur la santé
Campagne Pickett-Wood 179
Dès son discours à la Convention à Basswoods fut fini, Kristen prit l’avion pour gagner Benington. Depuis deux heures, des groupes de musique se succédaient pour faire patienter la foule, majoritairement assise dans l’herbe. Le chanteur d’un groupe de country local annonça l’arrivée sur scène de la candidate, qui fut immédiatement accueillie par une levée massive des milliers de spectateurs assis. Elle se plaça derrière le pupitre, salua la foule, et commença.
Bonsoir à tous!
Merci de cet accueil! Gardez cette énergie, cette campagne n’est pas finie. Je veux remercier ceux parmi vous qui donnent, de leur temps ou de l’argent. Ils permettent à notre parti d’être vu et suivi dans toute cette Fédération. Distribuer des tracts, passer des appels, envoyer des courriels, faire du porte-à-porte, organiser les grands évènements comme celui-ci. Il s’agit d’un travail colossal, un travail de l’ombre mais sans lequel malheureusement la démocratie ne serait pas.
Applaudissements.
Je suis absolument ravie d’être ici ce soir, pour vous parler de sujets absolument cruciaux. Je souhaite aujourd’hui vous parler d’une thématique qui s’est imposée dans le débat public fédéral ces dernières années. Je veux effectivement vous parler de santé.
Ce sujet s’est effectivement imposé ces dernières années dans le débat public, avec la montée chez les progressistes d’une gauche socialiste qui vendait du rêve en annonçant une sécurité sociale universelle, sur un modèle Phoécien. Nous savons que trop de nos concitoyens ne sont pas couverts. Ce n’est un secret pour absolument personne. Nous devons apporter des solutions à ce problème urgent. Mais ne comptez pas sur moi pour proposer une faillite de l’état fédéral sur le plan financier. Nous ne voulons pas la banqueroute, mais bien la santé tout en préservant un budget assaini comme c’est notre objectif.
C’est un fait, le coût des dépenses de santé est trop élevé quand on ne travaille pas et que l’on a pas de couverture fournie par l’employeur. C’est la raison d’être du Medicare qui couvre les frais de santé des personnes de plus de 65 ans. Ce Medicare est absolument indispensable et, élue, je proposerais qu’il soit élargi aux personnes de plus de 62 ans.
Applaudissements.
Toujours dans cette optique de venir en aide aux seniors, nous créerons un fond fédéral pour permettre des remboursements partiels des dépenses en lunetterie et dispositifs auditifs pour les personnes âgées de plus de 70 ans. Ces personnes ont, bien plus que les autres, besoin de ces dispositifs médicaux et, ne travaillant souvent plus, n’ont pas les moyens de se les payer. Ce fond doit résoudre cela. Peut-être permettra-t-il à un certain sénateur septuagénaire d’Arcadia de voir qu’il se laisse complètement marginalisé par un dangereux socialiste, et d’entendre l’appel du peuple qui lui demande de partir et de quitter la politique.
Rires accompagnés de quelques applaudissements.
Mais passons sur ce cas bien trop précis. J’entends depuis longtemps certains me réclamer que le Parti de la Réforme s’adapte à son temps en proposant un service de santé universel, sur le mode phoécien, où chacun paye pour la communauté. Je sais que beaucoup de fédérés ne sont pas couverts. Ce n’est pas une nouveauté. Mais je veux qu’un maximum d’entre eux le soient. Nous allons commencer par de nouvelles mesures fiscales pour pousser les entreprises qui ne le font pas à couvrir leurs salariés.
Pour ce qui est des fédérés sans emploi, le meilleur programme pour leur trouver une couverture santé est de leur trouver un emploi qui offre une couverture. Notre plan contre le chômage est en réalité un plan pour une meilleure couverture des frais de santé pour toutes et tous est le meilleur plan imaginable pour une démocratisation des couvertures de santé.
Il est démagogique de promettre une couverture santé universelle qui coûterait très cher au contribuable, et beaucoup plus qu’actuellement. En bref, on promet aux fédérés un service qui nécessitera une perte de pouvoir d’achat, sauf à crée un système complètement déficitaire qui serait terrible pour les finances nationales que nous voulons redresser. Arrêtons de croire les paroles des gourous vakéministes qui imaginent pouvoir mener impunément l’état fédéral à la faillite financière. Préférons le pragmatisme à ces solutions extrémistes et irréalistes.
Ovation.
En plus des mesures annoncées précédemment, nous voulons renforcer les dispositifs existant également comme les Health savings accounts que nous voulons encourager pour permettre aux fédérés de souscrire à des assurances pour eux et leur famille et ainsi maximiser le nombre de foyers couverts dans cette Fédération.
Cette maximisation doit passer par l’état fédéral, les entreprises et les compagnies d’assurance. En aucun cas, l’état fédéral n’a les moyens de payer pour chaque fédéré. Payer pour toute la Fédération ne serait au mieux qu’un gain de court terme, du moins pour ceux qui y gagneront. Quand la dette fera éclater une violente crise économique dans notre pays, nous verrons des millions de personnes licenciées perdre leur seule protection. Comment accepter cette solution dangereuse sur le long terme? Soyons pragmatiques et choisissons une voix raisonnable et efficace.
Alors oui, nous avons un plan pour que les fédérés soient couverts. Nous n’hésiterons pas à mieux couvrir nos personnes âgées, nous nous engagerons pour que les entreprises couvrent leurs salariés au maximum et pour que les fédérés sans emploi trouvent au plus vite des jobs rémunérés qui offrent des couvertures. Notre programme n’est pas démagogique et propose des solutions, tout en mettant en garde contre les idées dangereuses portées depuis des années par les socialistes.
Alors pour une meilleure santé, qui répond à des exigences de pragmatisme budgétaire et politique, il n’y a qu’un vote, celui du Parti de la Réforme.
Que le Sort vous bénisse! Que le Sort bénisse la Fédération-Unie!
La foule se leva d’un seul homme pour ovationner sa candidate, rejointe sur scène par la candidate réformiste au Gouvernorat. Les deux femme saluèrent la foule tandis que résonnait l’hymne fédéré. Elles allèrent ensuite arpenter la pelouse à la rencontre de quelques sympathisants parmi les milliers de supporters présents à Benington. Les deux femmes quittèrent les lieux plus de 80 minutes après la fin du discours.